Big Data dans le retail de Luxe : Comment capitaliser sur les données retail ?

Animé par Jacques-Olivier Chauvin, Président Fondateur Colbert Management & Conseil

Charles Bourdin, Fondateur Qualitelis
Jean-Baptiste Bouzige, Président Eki Metrics
Brendan Natral, Co-fondateur et Directeur Général Easiware
Jean-Pierre Soutric, Vice Président Europe Four Seasons

Big Data dans le retail de Luxe : Comment capitaliser sur les données retail ?

Le Big data n’est pas une fin en soi. C’est un outil qui doit permettre de résoudre un problème business soulevé, un enjeu pour la marque. C’est une assistance à la décision, qui ne doit pas enlever le bon sens des décideurs et qui permet d’être encore plus pertinent. Enfin, le big data n’est rien sans l’humain qui drive son développement, sans l’humain qui utilise cette technologie pour mieux servir le client. Le Big Data répond à la règle dite « des 3V » (volume, vélocité et variété)

1/ Le big data ? Une définition

« Pour démystifier le big data, il s’agit d’une évolution et non d’une révolution ». Il y a une dizaine d’années Google a relevé le défi technologique de distribuer les calculs car il était impossible pour une seule machine de traiter à elle seule une demande. Il s’agit donc de récupérer les données partout pour reconstituer l’image souhaitée. Là était la révolution. Aujourd’hui c’est l’ensemble de toutes ces données que constitue le big data.

2/ Les questions que soulèvent le big data

Que faire avec ces données ?
Quelles sont les données pertinentes à collecter ?
D’où viennent les données dans le retail de luxe ?
Comment interpréter les données textes notamment celles des réseaux sociaux ?

3/ Le choix de la technologie, de l’outil

Ce qu’il très important de prendre en compte avec le big data et ces technologies c’est la place de l’homme. Selon Jean-Baptiste Bouzige : « Pour réussir son investissement dans ces technologies il faut miser à 10% sur l’outil et à 90% sur l’homme qui driver le développement de cet outil. »

Il va falloir choisir son combat en fonction de l’enjeu de l’entreprise, pour apporter de la valeur aux clients, aux boutiques, à l’offre. Pour se lancer dans le big data, l’essentiel est donc de savoir expliquer son enjeu et ses choix, de donner du sens à son projet actuel ou futur.

4/ Big data et le luxe ?

Selon Brendan Natral, « Il n’y a pas d’opposition entre big data et luxe, bien au contraire ». L’outil est au service de la stratégie et les marques de luxe ont ce souci d’une stratégie qui entre dans le détail. C’est donc une fantastique opportunité pour les marques de luxe.
Il est primordial de faire travailler ensemble les acteurs qui recueillent les données et les acteurs du retail car ce ne sont pas les mêmes métiers. Il faut penser digital et retail comme un seul concept transversal.

5/ Big data et l’humain ?

Le traitement du big data et sa technologie doivent être au service du client. « Il faut que le big data soit un interprète des désirs du client », selon Jean-Pierre Soutric. Les principales données qui permettront de mieux comprendre le client sont : les données comportementales, l’historique d’achat, les données sur la satisfaction du client.

Enfin le big data n’est rien sans le vendeur qui est un collecteur clé d’informations.
Le big data doit permettre de mieux comprendre le comportement non pas seulement du Top clients mais des clients intermédiaires ainsi que le futurs clients, ceux qu’on ne connaît pas encore.